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10 bonnes raisons de laisser les enfants jouer aux jeux vidéo

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Jouer aux jeux vidéo durant l’enfance peut-il être utile à l’enfant ? Pour répondre à cette question, voici 10 raisons de laisser jouer l’enfant aux jeux vidéo sans que cela lui soit nocif. Le but n’est pas de rendre l’enfant accro aux jeux vidéo, mais de lui laisser vivre une expérience unique via l’immersion dans des mondes remplis de mystères, d’action et de fantaisie.

1 : Améliorer la créativité

Certains jeux vidéo font appel à la créativité de l’enfant comme par exemple le jeu MineCraft. Véritable jeu de Lego à grande échelle, MineCraft permet à l’enfant de construire et déconstruire à sa guise pour créer différentes infrastructures telles que des maisons, des grottes, voire des bâtiments connus. Également possible à plusieurs, le jeu peut devenir un véritable chantier où chacun essaye d’apporter sa contribution architecturale.

2 : Découvrir les technologies du multimédia

Avec la diversité des périphériques de commandes, le jeu vidéo peut aujourd’hui se jouer sur plusieurs supports comme la télévision, la tablette, le téléphone ou encore l’ordinateur. Sans abuser de ces différentes technologies, l’enfant peut ainsi découvrir plusieurs outils actuels de communication et ainsi se préparer à mieux les appréhender dans le futur. À l’heure de la société connectée, apprendre à utiliser ces différentes technologies en jouant aux jeux vidéo devient une manière ludique de se les approprier.

3 : Collaborer avec d’autres personnes

Via Internet ou même dans le salon, le jeu vidéo n’est plus une pratique solitaire comme dans les années 80. Jouer avec les autres devient de plus en plus une nécessité pour accomplir les différentes missions qui se présentent à l’enfant. Ainsi, cela lui permet de pouvoir collaborer avec d’autres joueurs de tout âge et par conséquent, apprendre à partager et à communiquer avec d’autres personnes à la fois par messagerie vocale (micro) et par écrit. Dans certains cas, ces collaborations peuvent même devenir internationales favorisant l’échange dans une langue étrangère, dont l’anglais.

4 : Favoriser l’imagination et l’immersion

Les univers composants les jeux vidéo, et plus précisément ceux des jeux de rôles, possèdent très souvent des environnements fantastiques à l’instar du film Avatar de James Cameron. Ainsi, des jeux vidéo comme Tales of Symphonia (jeu sur console) ou encore Grand Fantasia (jeu sur ordinateur massivement multi-joueurs) peuvent nourrir l’imagination de l’enfant grâce à la singularité des paysages, des musiques, du scénario et des personnages souvent attachants.

5 : Progresser dans la logique et la réflexion

Tous les jeux vidéo ne se résument pas à tuer des ennemis à coup de fusil ou à combattre des méchants pour aller secourir une princesse dans un château. Des jeux d’énigmes et d’enquêtes comme Professeur Layton ou de puzzle comme Tetris aident l’enfant à résoudre des problèmes simples à la difficulté croissante, ou encore à mieux s’orienter dans l’espace grâce aux formes géométriques. Ainsi, l’enfant améliore ses capacités cognitives.

6 : Développer ses connaissances et sa culture générale

Avant critiqués pour leur inutilité, les jeux vidéo se sont peu à peu dotés de contenus plus profonds. En retraçant les œuvres musicales de Chopin, le jeu vidéo Eternal Sonata offre à l’enfant la possibilité d’apprendre tout en jouant. Plus généralement, les scénarios abordés dans certains jeux vidéo permettent à l’enfant et à l’adolescent d’approfondir leur culture générale, à l’instar du jeu vidéo Soldat Inconnu qui raconte simplement et de manière ludique l’histoire de la Première Guerre Mondiale du côté français.

7 : Encourager l’enfant à persévérer

Lorsque l’enfant joue aux jeux vidéo, celui-ci est souvent confronté à des difficultés mettant à contribution sa patience et son courage comme tuer un monstre puissant, réussir à passer au niveau supérieur, etc. Parfois, franchir ces difficultés demande à l’enfant beaucoup d’efforts qui seront récompensés par des trésors et des objets souvent très intéressants pour continuer son aventure. Par conséquent, l’enfant doit persévérer pour ne pas abandonner et atteindre ses objectifs.

8 : Dédramatiser l’action d’échouer

Dans la société actuelle, le fait d’échouer s’apparente chez certaines personnes à une catastrophe et une peur parfois pathologique. En jouant aux jeux vidéo, l’enfant fait inévitablement l’expérience de l’échec dans un environnement ludique, fictif et sans conséquences graves via le game over par exemple. Il apprend à recommencer sans que cela lui soit préjudiciable, parfois plusieurs dizaines de fois d’affilé. Ainsi, l’action d’échouer est dédramatisée amenant l’enfant à mieux appréhender l’échec dans sa vie future.

9 : Prévenir les cauchemars la nuit

D’après Jayne Gackenbach, psychologue canadienne spécialisée dans le royaume des songes, le cauchemar représente un mécanisme de protection contre les mauvais événements de la vie. Toujours selon elle, le fait de jouer aux jeux vidéo permet de réduire le taux de cauchemars chez le joueur. Durant son temps de jeu, le joueur fait l’expérience de sentiments et de situations désagréables comme la mort d’un personnage principal ou la peur. De ce fait, tout en respectant les recommandations d’âge au dos de chaque jeu, les enfants et adolescents joueurs de jeu vidéo font moins de cauchemars que des enfants non-joueurs.

10 : Éveiller une vocation professionnelle

Par la pratique de certains jeux vidéo, l’enfant peut se passionner pour un rôle qui lui est confié ou pour la tâche qui lui est demandée. Au fil du temps, l’enfant puis l’adolescent peut se spécialiser dans ce jeu vidéo et éventuellement devenir une référence dans sa communauté. Ainsi, des jeux vidéo comme Football Manager (jeu sportif) ou Trauma Center (jeu médical) peuvent faire naître chez l’enfant une vocation pour un futur métier, découvert via une pratique ludique.

Les jeux vidéo permettent également à quelques joueurs de passer du monde ludique à celui du professionnel, soit par des concours (cas de Lucas Ordonez, vainqueur de la Gran Turismo Academy Nissan et devenu pilote de course professionnel), leurs compétences (cas de Stephen Gillet recruté chez Yahoo pour ses talents de meneur sur World of Warcraft), ou encore du sport électronique (cas de League of Legends où les meilleurs joueurs deviennent joueur de jeu vidéo professionnel avec des récompenses en compétition pouvant atteindre plusieurs millions de dollars).

En définitive, la pratique du jeu vidéo doit être encadrée par les parents en limitant le temps de jeu de l’enfant, surtout chez les plus jeunes. Néanmoins, même si l’enfant joue beaucoup, les parents ne doivent pas s’inquiéter si celui-ci voit toujours ses amis, fait d’autres activités et continue à avoir des résultats scolaires satisfaisants. Ces quelques exemples permettent de mieux comprendre l’utilité de laisser l’enfant jouer à des jeux vidéo adaptés à son âge. Utilisés judicieusement, ceux-ci peuvent aider l’enfant à s’épanouir et à grandir tout en s’amusant afin de l’amener progressivement à l’âge adulte, car comme disait Nietzsche : « Chaque Homme cache en lui un enfant qui veut jouer ».

Pour aller plus loin…

Voici deux ouvrages que je vous recommande pour approfondir ces notions d’apprentissages et de pédagogie par le jeu vidéo, accessibles à tout public :

– Franck BEAU (2007), Culture d’univers, FYP editions, Limoges, France.

– Vincent BERRY (2012), L’expérience virtuelle : jouer, vivre, apprendre dans un jeu vidéo, Rennes : Presses Universitaires de Rennes.

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